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- Qui sommes nous? Pourquoi
la non-mixité?
Nous sommes un groupe militant de femmes et de lesbiennes féministes. Nous
nous réunissons pour mettre en place des actions et élaborer des outils
de réflexion et de formation, pour lutter contre
l'hétéropatriarKKKapitalisme*. Nous nous inscrivons dans le courant
féministe matérialiste : nous partons du principe que chaque individu-e
est le fruit d'une éducation, d'une construction sociale, et qu'il n'y a
pas de déterminisme: " on ne naît pas femme, on le devient "
(Simone de Beauvoir). L'injonction au genre féminin ou au genre masculin
nous enferme dans des carcans sur la base arbitraire du sexe biologique
. Nous considérons que si tout est construit, tout peut être
déconstruit. Nous tentons par conséquence d'imaginer comment les
individu-e-s pourraient se construire différemment, sans cette
bi-catégorisation, sans hiérarchie.
Nous nous retrouvons également sur des positions anti-capitalistes et
tentons de croiser les grilles d'analyse des différentes oppressions
subies par les groupes d'individu-e-s. Les mécanismes de
discriminations, qu'ils soit sexistes, racistes, lesbo-homophobes,
transphobes, classistes, validistes, âgistes (impossible d'être
exhaustives !) fonctionnent avec les mêmes ressorts et participent d'un
même système. Nous estimons que les luttes ne peuvent se substituer les
unes aux autres. Elles se complètent, se rejoignent et s'enrichissent.
Les hiérarchiser, considérer qu'il y a des luttes émancipatrices
prioritaires et d'autres secondaires, c'est les diviser et être complice
de ce système.
Nous utilisons la non-mixité comme moyen politique de lutte, d'abord
parce que nous sommes plus à même de définir, d'identifier, de dénoncer
(etc) les violences et les injustices auxquelles sont confrontées les
femmes et les lesbiennes : oppressions dans le travail, dans la rue,
dans la sphère privée, dans les milieux militants, contraintes à
l'hétérosexualité, injonction au genre féminin (etc). Les hommes ne
vivent pas les situations sexistes, machistes, misogynes que connaissent
les femmes et les lesbiennes.
Il est nécessaire que les luttes lesbiennes et féministes s'organisent
de manière autonome pour que cette émancipation soit l'œuvre des
femmes et des lesbiennes elles-mêmes, qu'elles en soient les forces
motrices (et non matrices !) et les actrices. Nous n'avons pas pour
autant un positionnement séparatiste : la non-mixité n'est pas une fin
en soi, mais un outil politique de lutte. Nous essayons de mettre en
place un espace politique au sein duquel nous tentons de remettre en
question des pratiques militantes souvent autoritaires, ainsi que nos
pratiques quotidiennes, individuelles comme collectives. Il est
important de politiser nos vécus : le privé est politique.
Notre mode de fonctionnement repose sur des principes d'autogestion, ce
qui nous permet de mettre en place de réelles discussions, des débats
dé-constructifs (sans joute oratoire, sans comportements dirigistes,
sans avoir à séduire pour se faire écouter). Toutes les décisions sont
prises collectivement, ce qui permet à chacune de s'investir pleinement,
de se responsabiliser et de pouvoir se réapproprier les clés des débats.
Echanger, élaborer, expérimenter sans chef-fe-s, c'est une manière de se
souder, de définir ensemble nos modes d'action et nos revendications.
Nous tendons à sortir de l'hétérosocialité en apprenant à nous
considérer en alliées, et non plus en concurrentes éduquées pour
répondre à la demande d'un marché dont les hommes sont les clients et
les patrons.
REVOLUTION FEMINISTE !
* système politique qui régit une organisation sociale inégalitaire
fondée sur des divisions hiérarchiques (homme/non homme, blanc/non
blanc, hétéro/non hétéro, riche/non riche….).
- Les actions que nous avons
faites, ou auxquelles nous avons participé
Nous nous réunissons (à
paris ou banlieue) en moyenne toutes les semaines, et une fois par mois, on
se fait une petite discussion/formation théorique.
Pourquoi nous
pratiquons le prix libre ?
Tout le monde ne vit
pas de ses rentes (et des galas organisées dans l
Tu choisis le prix que tu
paie, tu évalue selon tes ressources, tes besoins, tes coups de c
Tu sais à peu près à
quoi va servir ce que tu donne : c'est une participation aux frais qu
Tu paie avec ce que tu
veux : ça peut être une brochure qu
Plus globalement, le
prix libre est une proposition d
p.s. (Principe de
Solidarité) : Quand tu as un peu de sous, tu paie pour celles/ceux qui ne
peuvent pas mettre beaucoup et inversement.
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